Elles sont toujours là
Présentes, bien ancrées
Dans le sillon de ma voix
Dans le creux de mes pensées.
Bien souvent elles tentent
De vouloir me désarmer
Sans perdre la face, mentent
D’un sourire affligé.
Elles veulent naître
Contre mon gré
Alors bien discrète
Je les laisse parler.
Elles coulent amères
Le long d’un soupir
Accompagner sans gémir
Ni pudeur, ni colère.
Je m’invente dés lors
Cette épaule docile
La présence d’un corps
Qui tarirait mes cils.
27/04/2006